Galetez : Léo Joussaume, un entrepreneur 100% nature

Source : Galetez (Léo Joussaume)

Le restaurateur qui vous veut du bien

Jeune, sportif, Breton… ce qu’il est, Léo Joussaume veut le transposer à son entreprise.

Un Bachelor of Business Administration en Entrepreneuriat derrière lui, le jeune homme lance cette année son projet de restauration rapide Bretonne, un projet nommé Galetez.

Fort de cette expérience, Léo témoigne aujourd’hui de son parcours et de son ressenti face à la création.

Attention, c’est bon !

 

Q&A avec le restaurateur

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ?

Né dans une famille d’entrepreneurs, j’ai toujours eu la fibre commerciale et compétitive. J’ai toujours rêvé de créer mon entreprise, et développe en moyenne une idée de création par jour.

Parmi toutes ces idées entrepreneuriales, Galetez sortait du lot. Elle est compatible avec l’ensemble de mes convictions personnelles (éthiques, écologiques…). Étant d’origine Bretonne et adorant la cuisine, c’est aussi l’activité dans laquelle je me voyais le plus travailler. Peut-être étais-je prédestiné à ce métier, car mes deux parents se sont rencontrés sur les bancs d’une école d’hôtellerie.

Concernant mes étapes de réflexion, j’ai anticipé 1 an à l’avance ma sortie d’étude en triant l’ensemble des idées business que j’avais. Galetez étant apparue comme une évidence, je me suis ensuite formé au métier de crêpier, à l’hygiène dans le domaine de la restauration et à la vente d’alcool, pour être sûr que mon choix soit le bon. Ce n’est que par la suite, que j’ai réalisé une étude de marché et que j’ai conceptualisé l’idée.

 

A quoi ressemblaient les premiers mois par rapport à aujourd’hui ?

Les premiers mois, c’est la galère ! On ne sait pas vraiment par quoi commencer tellement la charge de travail est importante. Alors on fait des bêtises parfois et c’est normal.

On m’avait conseillé de tester mon concept avant d’entamer toute démarche de conceptualisation. Grossière erreur, car j’ai pris ce conseil au pied de la lettre. En 1 mois, j’avais acheté un fourgon à 2500€ pour y mettre un kiosque mobile, et pouvoir vendre dans la rue mes galettes, pour savoir si mon concept et mes recettes étaient bonnes.

Dès lors, j’ai vite compris que je n’irais pas loin car, pour faire de la nourriture en France, il faut commencer par passer des formations (hygiène notamment), et comment créer des recettes lorsqu’on ne sait même pas tourner les crêpes sur une crêpière… Cerise sur le gâteau, je me suis fait arnaquer sur le fourgon (à 2500€, c’était prévisible). A son deuxième trajet, il a surchauffé et rendu l’âme.

Heureusement pour moi, j’ai réussi in-extrémis à récupérer mon argent grâce à l’association 60 Millions de consommateurs.

Au final je me suis vite rendu compte qu’il fallait écouter seulement 10% maximum de ce que les gens bienveillants vous disent. Il faut faire à votre idée, et surtout savoir où on souhaite aller (un planning, c’est une bonne idée !).

 

Source : Galetez (Léo Joussaume)

Qu’est-ce qui vous donne la motivation de continuer ?

Je ne le cache pas, la création d’entreprise c’est difficile. Il y a des hauts et des bas, comme dans tout métier, seulement si vous ne les relevez pas vous-même, personne d’autre ne sera là pour le faire à votre place.

La motivation, on la puise dans nos expériences personnelles ; je suis un battant et je l’ai toujours été. C’est comme dans le sport, parfois on en peut plus de faire un exercice, mais c’est en dépassant ses limites qu’on progresse, pas en abandonnant.

Il y a aussi l’entourage ! Aujourd’hui, beaucoup de personnes me soutiennent, me demandent comment ça avance et quand vont-ils enfin pouvoir venir manger de bonnes galettes Bretonnes dans le Nord ? Ça ne parait rien, et pourtant c’est important. Sentir qu’il y a des gens derrière vous, c’est un élan qu’on vous offre. Il ne faut surtout pas rester seul lorsqu’on crée, pour éviter le fameux blues de l’entrepreneur.

 

Quels sont vos projets à moyen/long terme ?

Ouvrir le premier point de vente de la marque dans un centre commercial et réussir la phase test auprès des consommateurs. Normalement, je vais l’établir dans la région de Valenciennes, mais je laisse planer le mystère encore un peu sur le lieu et la date précise. Car l’ouverture, même si elle avance bien, nécessite de résoudre des problématiques importantes.

Une fois la phase 1 validée, et après avoir ouvert d’autres points de ventes à moyen terme, j’envisage la franchise. Pouvoir créer plusieurs points de ventes Galetez partout en France et peut-être même à l’international.

Je ne me fixe aucune forme de barrière ; je souhaite seulement rendre l’enseigne pérenne.

 

Source : plaquette Galetez
Bientôt une franchise Galetez ? On espère bien !

 

Qu’est-ce que l’école vous a apporté ?

Le BBA m’a apporté des connaissances, des fondements importants à la création.

Être entrepreneur, c’est avant tout un cheminement personnel. On mise sur soit chaque jour, et on doit apprendre un maximum en peu de temps. Alors, avoir de bonnes bases et être touche-à-tout grâce à une formation telle que celle de l’école, c’est déjà être certain d’avoir l’essentiel pour commencer. Pour se sentir à l’aise et avoir confiance en soi face à des futurs partenaires, par exemple.

J’ai remarqué que mon niveau d’étude était intéressant, lorsque j’ai parlé avec des professionnels. Qu’ils soient financiers, juristes, conseillers ou techniciens, nous avons le même langage, ce qui a tendance à me surprendre, étant donné que je sors tout juste de mes études.

 

Un conseil pour les jeunes entrepreneurs ?

Foncez et réfléchissez après !

Si vous sentez que votre idée a du potentiel, n’hésitez pas à la tester, ça ne coûte rien. Personne ne vous en voudra d’avoir tenté mais, en revanche, vous vous en voudrez de ne pas l’avoir fait. Plus vite vous commencerez, plus vous aurez le temps de peaufiner votre concept. Tout se joue dans les détails, ne l’oubliez pas.

Le conseil paraît un peu classique, mais il est vrai. On a tous tendance à être bien dans notre confort. Sortir de cette zone, c’est libérer votre esprit de dogme qu’on vous a soumis depuis tout petit. C’est grandir et devenir maître de soi, maître de son futur sans avoir à le subir.

PS : Si vous n’avez pas d’idée, regardez du côté du développement durable. En plus d’être un secteur où tout est à faire, vous pourrez enfin protéger notre avenir !

 

Contact :

Un grand merci à Léo pour cet entretien. On lui souhaite de réussir !

Source : Facebook Léo Joussaume
Léo Joussaume, porteur du projet

Si vous l’avez manquée, nous vous invitons à retrouver la partie 1 de cette interview, dans laquelle notre entrepreneur décrit précisément le concept derrière le projet Galetez.

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à le contacter directement :

  • Via le Facebook ou LinkedIn Galetez
  • Ou le site du projet : www.galetez.com
  • Ou encore par mail : joussaume.leo@galetez.com

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