« Made by Edhec » travail d’équipe ou exercice de management ? (Partie 2/2)

Stéphanie Milot évoque ensuite les réflexions de Patrick Lencioni3 qui définit l’esprit d’équipe comme un petit nombre de personnes ayant des compétences complémentaires qui s’engagent envers un même but, des objectifs de performance et des méthodes de travail dont ils sont mutuellement responsables. Selon lui, cinq conditions doivent être présentes pour favoriser le travail d’équipe :

  1. La confiance : La confiance au sein d’une équipe se traduit par le sentiment ressenti par les membres, qu’ils peuvent se montrer vulnérables face aux autres. Elle permet par exemple à une personne de demander de l’aide pour une tâche qu’elle n’arrive pas à réaliser seule, tout en se sentant protégée et rassurée que les autres membres veulent son bien. Les membres d’une équipe qui se font confiance sont en mesure de demander de l’aide au besoin, de nommer leurs points à améliorer et les erreurs qu’ils ont commises. Ils acceptent qu’on leur pose des questions et qu’on leur fasse des commentaires constructifs. Ils apprécient les forces de chacun, offrent et acceptent des excuses sans hésitation et ils aiment et apprécient la présence des autres membres.
  2. La saine confrontation : La saine confrontation consiste en la capacité des membres, parce qu’ils ressentent une confiance mutuelle, d’exprimer leurs idées et d’en débattre ouvertement, dans le respect de chacun. Les membres d’une équipe qui ont de saines confrontations, ont des échanges intéressants et animés, ils ont accès aux idées de tous, trouvent des pistes de solutions plus rapidement et discutent des vraies affaires ! Plutôt que de faire à croire que nous sommes d’accord, alors que nous ne le sommes pas, par peur de créer une confrontation, ce qui donne une impression d’harmonie qui est fausse.
  3. L’engagement : Les membres d’une équipe qui s’engagent sont en mesure de définir des procédures et d’établir les priorités. Ils s’entendent autour d’objectifs communs, tout en développant l’habitude de tirer des enseignements de leurs erreurs. Ils vont de l’avant en se remettant en question constamment tant au niveau de l’équipe que des individus. Ils ressentent un fort sentiment d’appartenance à leur équipe, qui joue au niveau de leur identité.
  4. La responsabilisation : Les membres d’une équipe qui se sentent responsables s’interrogent et s’intéressent à leurs pairs dont le rendement est plus faible, de manière à les aider et à ne pas laisser leur attitude nuire à l’équipe et à l’atteinte des objectifs. Ils déterminent rapidement les problèmes en remettant en questions leurs différentes perceptions. Ils arrivent à instaurer un climat respectueux.
  5. L’attention portée aux objectifs : La concentration sur les objectifs de la part des membres permet de maintenir la motivation, d’éviter l’individualisation. Elle réduit aussi les risques de comportements individualistes, ce sont davantage les besoins de l’équipe qui passent en premier. Ainsi, lorsque l’expérience que nous vivons au sein de d’une équipe se révèle être insatisfaisante et désagréable, il importe de nous interroger à savoir quelle est la ou les conditions présentées qui font défaut, puis de trouver des manières constructives d’y remédier.

En conclusion, le travail d’équipe est un apprentissage d’attention et de considération à l’autre. Il privilégie l’addition des aptitudes de chacun pour démultiplier le potentiel créatif. D’autre part, il privilégie la relation sociale dans l’objectif poursuivi et en cela il permet d’envisager notre travail de manager comme la construction d’une capacité à travailler sur le long terme au-delà du projet du moment. Alors « Made by Edhec » travail d’équipe ou exercice de management ? Les deux sans aucun doute…

 

  1. Optimiser le travail en équipe par Stéphanie Milot
  2. Le guide du coaching (2005) par John Withmore
  3. Optimisez votre équipe (2005) par Patrick Lencioni

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