Théo Ravel de Ferreirolles – Comme une envie de parfum

Qui es-tu ?

 Je m’appelle Théo, j’ai 21 ans et je suis en Troisième Année de BBA. Depuis l’an dernier, je suis en train de travailler sur une création d’entreprise de parfum. J’ai mis ce projet de côté depuis mon échange ERASMUS, et la préparation de ma carrière professionnelle dans la publicité. Je considère désormais ce projet comme un hobby.

 

En deux mots, quel est ton projet ?

Je me suis aperçu que les parfumeries offraient souvent beaucoup de déclinaisons d’un même parfum (eau de toilette, eau de parfum, version été…). J’ai chez moi un ustensile de cuisine qui me permet de réaliser une vinaigrette, en versant d’un côté de l’huile et de l’autre du vinaigre, puis après avoir dosé le mélange à l’aide d’une bague, pulvérise la vinaigrette à l’aide d’un spray. J’ai voulu recréer ce système, plus élégamment dans un flacon renfermant deux parfums, l’un plutôt léger et pour un usage diurne, l’autre plus envoûtant pour un usage nocturne. L’idée était de proposer à la femme active deux parfums à dimension variable, qui évolueraient avec elle pendant la journée, et qui iraient aussi bien combinés que séparément. Ainsi, elle pourrait par exemple choisir de se parfumer avec l’un le matin, puis avec l’autre le soir, sans avoir besoin de repasser chez elle se doucher et se changer, et sans avoir peur que les dernières notes du premier ne se marient pas bien avec le second.

En avant première, les premiers plans !

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à créer ?

L’envie de gagner des sous grâce à une invention, un nouveau concept. L’idée de révolutionner l’univers surexploité de la parfumerie en apportant une utilisation nouvelle.

 

Qu’est-ce qui te donne la motivation de continuer ?

Les personnes que je rencontre et qui me soutiennent dans mon projet.

 

Quels sont tes projets  à moyen/long terme ?

Terminer de financer les recherches et modélisations du flacon et du système de pulverisation, tous deux entièrement re-conceptualisés pour cet usage. Vendre les brevets à un industriel, pour lancer la production à grande échelle.

 

Qu’est-ce que l’école t’a apporté ?

 À vrai dire, pas grand chose… Ni le réseau que j’avais déjà, ni l’aide que j’espérais a l’incubateur. L’EYE est surtout intéressé par les applications mobiles et les sites internet, pas tant par les produits physiques. Donc quand je suis arrivé avec mes idées de parfum, j’ai reçu des conseils sans pour autant qu’ils soient très encourageants. Heureusement que j’ai à Paris des gens qui croient en ce projet !

 

On fait le brief

 

 Un conseil pour les jeunes entrepreneurs ?

 En ce qui concerne la création d’entreprise, je ne pourrais pas trop dire. C’est davantage la « création » que « l’entreprise » qui m’intéresse. J’ai envie de pouvoir toucher à pleins de projets, plutôt que passer des années sur un seul. En revanche, quelle
que soit la nature de la création, je pense qu’il n’y a que deux objectifs valables. Faire en sorte que votre création soit la plus vendeuse possible, ou la plus engagée possible. Mis à part le succès et l’engagement, il n’y a pas de troisième ambition qui tienne à mon sens. Cherchez à vous entourer des meilleurs, n’hésitez pas à passer des coups de téléphone, envoyer des mails. Si vous vous lancez dans un domaine que vous ne maîtrisez pas, documentez-vous un maximum avant d’engager une discussion, maîtrisez le jargon professionnel du mieux que vous pouvez. L’âge ou l’expérience ne comptent pas pour beaucoup au fond, si vous êtes dans la « création », vous appartenez déjà à une minorité décidante. Regardez autour de vous, la majorité des gens ne font que suivre : suivre des règles, un protocole, des ordres. Vous, êtes force de proposition. Vous pouvez changer les choses, en créer de nouvelles, répondre à de nouveaux besoins et par de nouveaux moyens. Les gens qui suivent, suivent et suivront toujours. Devenez leur leader.

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