Vianney Poissonnier – La Bouquinerie du Sart, l’entreprise qui vous veut du bien

Un projet solidaire et social

Donner un second souffle à une carrière et à une vie : c’est l’objet de La Bouquinerie du Sart.

L’entreprise propose un travail à des personnes logées en centre d’hébergement, pour favoriser leur réinsertion professionnelle et sociale. La reprise d’une activité, en effet, les aide à rebondir vers une vie plus autonome (formations, recherche d’un nouveau logement puis, à terme, d’un nouvel emploi dans une entreprise classique).

L’activité propre de La Bouquinerie ? Comme pour les hommes, c’est de redonner leur place légitime à des objets d’occasion divers –livres, DVDs, jeux vidéos, etc…- en les revendant sur des plateformes spécialisées, en regarnissant des bibliothèques ou encore en les recyclant avec l’aide de partenaires locaux.

 

L’équipe fondatrice est composée de 3 personnes, dont Vianney Poissonnier (ESPEME, promotion 96), qui a eu la gentillesse de nous accueillir aujourd’hui.

Outre Mr Poissonnier, on retrouve :

  • Marc Antoine Marchant (HEI) : il suit ensuite pendant 5 ans un séminaire de prêtrise, avant de finalement changer de voie. Aujourd’hui, il est responsable de la logistique, de la production ainsi que de la vente en ligne de la Bouquinerie du Sart ;
  • Marine Buriez : Après un diplôme en Ressources Humaines, elle rejoint la société en tant que responsable de l’accompagnement social et individuel.

 

Q&A avec Vianney Poissonnier :

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ?

J’ai toujours eu envie de tracer ma route ; être le premier. Je voulais essayer, tenter des choses, écrire ma propre page. Ça a des côtés très positifs : on gagne beaucoup, en liberté notamment.

Le plus important pour moi était de pouvoir choisir les collaborateurs avec qui travailler. En effet, entreprendre avec quelqu’un, c’est un travail colossal, toute une aventure ! Il est donc primordial de bien choisir ses associés. Heureusement, c’est également beaucoup de plaisir lorsque quand ça fonctionne.

 

A quoi ressemblaient les 1er mois par rapport à aujourd’hui ?

Aujourd’hui, c’est au point. On sait qu’il reste à augmenter le volume ainsi que l’activité, mais le concept marche et séduit. C’est le plus important.

Au début, on ne sait jamais trop bien si ça va être réalisable. Les premières questions qui viennent à l’esprit sont toujours très pessimistes : c’est du délire ? est-ce que ça va marcher ? est-ce que je perds mon temps ?

C’est ça le charme de la création !

 

Qu’est-ce qui vous donne la motivation de continuer ?

On se marre bien ! Nous avons énormément de retours positifs. Les gens aiment vraiment ce que nous faisons.
Trois personnes ont déjà fini le programme. A ce stade, 3 personnes ont déjà complété notre programme et, parmi elles, deux se sont effectivement réinsérées.

 

Quels sont vos objectifs à plus ou moins long terme ?

Mettre les gaz ! Le concept a été testé et est fonctionnel. Il faut maintenant grandir et pouvoir accueillir davantage de monde. Il y a 7 personnes en réinsertion chez nous actuellement, mais nous sommes persuadés que cela fonctionnerait également à une 10aine.

A plus long terme, nous voulons ouvrir d’autres bouquineries dans les autres grandes villes de France, Toulouse en tête de liste, avec l’objectif d’une quinzaine de réinsertions par an, quand le réseau aura pris suffisamment d’ampleur.

 

Qu’est-ce que l’école vous a apporté ?

Dans cette école, il y a une bonne ambiance, des cours plutôt intéressants, des possibilités à l’international (j’ai moi-même fait un échange en Suède)…

Mais le plus important, c’est les associations. Elles représentent un terrain de jeu fabuleux pour commencer à chatouiller le monde professionnel et pour s’initier aux différents types d’entrepreneuriat.

 

Des conseils pour les jeunes entrepreneurs ?

PARLEZ DE VOS IDEES ! Inutile de les garder pour vous ! Il est très, très peu probable que quelqu’un vous les pique, même si elles vous paraissent géniales. A titre d’exemple : avant de me lancer, j’ai rencontré des gens de ce milieu durant 6 mois pour discuter de mon projet et pour recevoir leur feedback.

Ensuite, entourez-vous ! Il vaut mieux entreprendre à plusieurs que rester seul. S’amuser en équipe, affronter les problèmes à plusieurs, mais surtout se réjouir ensemble des réussites !

Réunissez de la trésorerie pour tenir au moins 2 ans. Pas besoin d’avoir directement accès à cet argent, mais au moins avoir des promesses qu’en cas de besoin, vous pouvez y avoir accès rapidement.

Enfin, expérimentez votre idée à très petite échelle, sans oublier d’aller au bout des choses. Il sera toujours temps de gagner en volume plus tard.

 

Contact :

Un grand merci à Vianney Poissonnier pour son aimable participation.

Pour en savoir plus sur le projet : http://www.bouquineriedusart.com/

Pour contacter l’équipe : contact@bouquineriedusart.com

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